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Les amoureux du phare de Gatteville sont nombreux.
Ils ont été plusieurs à se manifester pour que
le phare ne soit pas fermé aux visites comme cela a été
le cas à l'occasion du plan Vigipirate et pour des problèmes
de sécurité (les rambardes à changer) en 1995.
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Phare de mes racines natales de François
Davy
Ce phare à l'allure si majestueuse, tout bambin, m'a fait rêver.
Je l'ai admiré, aimé. Par les nuits froides d'hiver,
accompagné de ce vent d'amont, j'en ressentais par fois une
grande peur, lorsqu'il projetait ses rayons lumineux, sur cette mer
déchaînée, et dans nos caches du coté de
Montfarville. Terre où je suis né voici soixante treize
ans, souvenirs merveilleux d'une enfance si vite passée hélas.Quelle
joie de monter la haut à la lanterne, de découvrir ce
merveilleux panorama du riant val de saire |
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Extraits de la Presse de la Manche
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| Bernadette
Leparmentier - Octeville
Le Phare de Gatteville tant de souvenirs d'enfance
Fille d'une famille de gens de mer, et particulièrement
de gardiens de phares de Gatteville, Auderville, Carteret, Saint-Vaast-la-Hougue
et Trouville, l'évocation de ce phare dont on parle peu finalement,
réveille en bloc combien de souvenirs d'enfance, d'histoires
d'adolescence. Tout un début de vie les pieds dans l'eau
et les cheveux dans le vent, vivre au rythme des marées et
des faisceaux lumineux, les yeux sans cesse tournés vers
l'horizon et les fonds marins, sont une façon de parcourir
les années, qui imprègne la vie très particulière
des "gens de phare".
Rappelons-nous nous l'avons tous fait, monter là-haut à
la place du papa, pour faire le travail avant l'allumage pour lui
éviter une montée ou encore dans notre plus tendre
enfance, monter passer des heures inoubliables à faire la
"quart" avec son père pour lui tenir compagnie,
à lire des histoires ou jouer aux cartes à la lueur
de l'optique. Sentir par les tempêtes, le phare osciller et
admirer, montés sur une chaise, bien à l'abri, les
élèments déchaînés au dehors :
la foudre, c'est superbe.
Que ce soit Jeanine, Mireille, Annie, Marie-Josiane, Marie-Christine,
Annick, Maryvonne et aussi Fernand, cette "grande famille des
enfants du phare" partage certainement mes sentiments."
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Mireille CAUMONT- Elancourt
Plaidoyer pour le phare de Gatteville
"Mon grand-père fut le premier : il accompagne nombre
de visiteurs à la lanterne, ce qui ne l'empêchait pas
d'y remonter le soir pour faire la veille. Mon père, né
au phare, en parlait avec enthousiasme et faisant honneur à
"son" phare à ceux qui voulait mieux le connaître.
Ils l'ont servi tous les deux pendant soixante-trois ans." |
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Simone Fichet - Tourlaville
Une histoire de Famille
"je suis d'autant plus à l'aise pour vous parler du
phare de Gatteville que mon mari (decédé en 1983), y
est né en 1920. Son père y était gardien depuis
1913 jusqu'en 1944, puis mon mari l'y a remplacé de 1944 à
1976. 63 ans de présence au phare de Gatteville vous marque
une famille. Les personnes nombreuses qui se présentaient pour
la visite étaient heureuses de monter et d'apprendre tout ce
que le gardien pouvait leur dire sur "son phare". Pour nous,
il fait partie de notre patrimoine. Il ne faudrait pas l'oublier." |
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Jacqueline
Macarez- Cherbourg
Le phare de Gatteville, c'est un peu
ma vie
"Mon grand-père (Médéric Fleury, au
phare de 1903-1924) y travaillait, ma mère y est née,
nous avons été bercés par les histoires de phare
[...] Il y avait moins de visites que maintenant car les gens venaient
en carriole. Mais, mon grand-père montait en haut du phare
avec chaque groupe, et il terminait ses journées épuisées.
Ma mère allait parfois lui monter une tasse de café
à son père pour ne pas qu'il s'endorme en haut du phare." |
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Poème
Exposition de Barfleur - été 2002
Michel
Besnier
A la mémoire de Marcel Fichet, gardien de phare de
Gatteville
Un cimetière marin
éclairé par un phare
et c'est justice
Un ami qui veilla sur la lumière
repose ici
Un pharais qui racontait
courants homards
casiers orphies
bouquet colin
grains et trous dans l'eau
Chaque nuit
la lumière est reconnaissance
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Stéphanie
CAUMONT - Versailles
Petite-fille de Marcel Fichet (1944-1976) et Arrière-petite-fille
d'Orismond Fichet (1913-1947)
Enfant, je croyais que tous les grand-pères
étaient gardiens de phare
"Je venais en vacances au Phare de Gatteville chez mes grand-parents.
A mon arrivée, c’était toujours le même
cérémonial. Mon grand-père m’entraînait
dans un tour de salutations des habitants du phare. J’entonnais
les dernières chansons apprises à l’école
et récitées à coup de mimes les poésies.
« Nanie, quelle est la dernière chanson que tu as apprise
? » «Tu la chantes? ». Et c’était parti.
Notre tour de chant se terminait dans ce presque village au sémaphore.
Les militaires devaient voir arriver en souriant ce tandem insolite.
J’avais le droit ensuite à l’explication des machines
qui tournent avec pleins de lumières pendant que mon grand-père
prenait des nouvelles de tout le monde.[...] Lorsque mon
grand-père était de service en bas du phare, je faisais
le tour du phare sur mon vélo bleu à roulettes.
A chaque passage, je faisais un coucou de la main et je repartais
de plus belle pour un nouveau tour. Si je ne terminais pas le tour
en un temps raisonnable, mon grand-père venait aux nouvelles.
Je pouvais avoir chue dans un passage difficile ou être restée
bloquée. Le plus souvent, il me trouvait en grande conversation.[...]
Il lui est arrivé de m'emmener à la pêche dans
sa Magali. J’étais pas peu fière en ciré
vert, bottes jaunes. J’étais autorisée à
souffler dans la corne de brune. Pas trop tout de même. Il me
faisait aussi écoper."
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Vous
faites partie de ces personnes amoureuses du phare de Gatteville
et vous souhaitez témoigner dans cette page, n'hésitez
pas à nous envoyer votre message : contact@pharedegatteville.com
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