[Le
Parisien - le 29 Juin 2004]
DU SUSPENSE, des courses à travers champs et
des images de la France vue d'hélicoptère...
Dès ce soir à 20 h 55 sur France 3, deux
candidats se lanceront sur la piste de « la Carte
aux trésors ». La neuvième édition
du jeu piloté par Sylvain Augier débutera
dans le Gard.
Nouveauté cette année : le thème
de l'eau servira de fil conducteur aux dix volets hebdomadaires,
un habillage et une infographie plus modernes faciliteront
la lisibilité. Avis aux fidèles (4,1 millions
de téléspectateurs en moyenne l'an passé)
: il y aura du sport dès la première énigme.
Au-delà de l'action à l'antenne, «
la Carte aux trésors » cache une grosse
machine côté coulisses. Voyage dans l'envers
du décor. Des moyens techniques rodés.
Vingt-cinq personnes (pilotes des quatre hélicoptères,
cameramen, réalisateurs...) se sont mobilisées
sur le tournage de début mai à mi-juin.
L'équipe disposait d'une dizaine de caméras,
dont une panoramique et une Wescam capable de filmer
dans toutes les positions. Des régions et des
énigmes bien choisies. Le jeu se prépare
un an à l'avance. Dès septembre, une vingtaine
de destinations sont envisagées. La liste est
affinée selon les possibilités logistiques
et les contacts avec les collectivités. Un documentaliste
enquête pour dénicher les curiosités
qui alimenteront les énigmes. « Nous cherchons
les infos qui n'intéressent pas les touristes
! » note Christophe Cossé, le producteur.
Des repérages ont lieu dès octobre. Mais
Sylvain Augier préfère découvrir
les régions au dernier moment « pour être
surpris », dit-il. Pour les dix ans de l'émission,
en 2005, le public choisira la moitié des destinations.
Des imprévus à gérer. La météo
est le pire ennemi de « la Carte aux trésors
». « Dès qu'il y a trop de pluie,
de vent ou peu de visibilité, les hélicoptères
ne peuvent pas voler », explique Christophe Cossé.
Dans le Finistère, début juin, le tournage
a été suspendu une journée à
cause du crachin puis d'un souci technique sur un hélicoptère.
C'est sans compter aussi les déconvenues administratives.
« Dans l'Isère, trois jours avant le tournage,
le préfet n'a pas donné l'autorisation
de survoler les barrages. Nous avons dû changer
l'énigme, trouver un nouveau lieu et un intervenant
au dernier moment. » Un casting soigné.
Cette année, 1 500 dossiers de candidature sont
parvenus à la production. De leur plat ou film
préférés à la définition
de l'humanisme, rien n'est épargné aux
postulants. Les plus chanceux ont droit à un
entretien téléphonique d'une heure. Ultime
étape de la sélection : une simulation
de l'émission à Paris. Des images retravaillées.
Un ciel trop gris ? Un candidat malade en hélico
et blanc comme un linge ? La magie de l'informatique
permet de corriger le tir au montage. « On harmonise
les couleurs pour rendre le ciel plus beau, donner bonne
mine aux participants, admet Olivier Martin, l'un des
réalisateurs. On rend aussi les choses plus dynamiques
et dramatiques pour ne jamais laisser de temps mort.
»
Carine Didier
Le Parisien , mardi 29 juin 2004 |